1er jour de vélo!

Une nuit tranquille à l’Ibis de Thonon où au petit dej un groupe sur deux est là pour traverser les Alpes. Certains portent des tee-shirts Harley Davidson, d’autres affichent fièrement le logo Rapha sur la poitrine. Chacun son engin, avec ou sans bruit.
A 9h je rejoins le groupe de 13 qui va rouler comme moi.



On trouve un peu de tous les niveaux, âge, morphologie, équipement. 2 filles avec leurs maris, y a pas vraiment la parité. Certains choisissent d’entrée la variante la plus difficile du parcours d'aujourd'hui, avec le col de Joux-Plane en supplément. Ca fait trop pour moi, surtout le premier jour. Je pars donc avec le groupe des « moyens », ou des « raisonnables », c’est selon. On démarre très tranquille, je comprends vite que je serais le meilleur des « moyens », c’est toujours mieux que d’être le plus lent des « costauds ». Je pense à Richard Demarcy, grand metteur en scène qui aimait jouer dans les petites salles des grands théatres, parce qu’il préférait refuser du monde que de se produire devant un public clairsemé.
Arrivée au col de Jambaz, le premier de notre voyage à pédales. Pas un géant des Alpes, mais on est partis de 450m d’altitude à Thonon, donc déjà 600m d’ascension.


On attend un peu les autres avec un Libanais qui roule presque comme moi, ce sera sans doute mon partenaire régulier. Il s’appelle Chadli, vit en France depuis 10 ans, et est enseignant-chercheur en micro-électronique  à l’école supérieure des Telecom de Paris (rebaptisée récemment Paris Tech), qui est en face de notre ancien appartement rue Barrault dans le 13ème arrondissement !
Pause déjeuner au pied du col de la Colombière, principale difficulté du jour. Julien notre accompagnateur est très sympa, il est Grenoblois. Taboulé, melon, jambon, abricot, brugnon, je surveille mon régime, d’autres avalent pain, fromage et saucisson mais j’ai peur de ne pas bien digérer tout de suite après dans l’ascension.
La Colombière c’est mine de rien 1150m de dénivelé, un final avec les trois derniers kilomètres à 9, 10, puis 11%, pas facile! On boit un café à 5 en haut, avec mes poursuivants: Chadli donc, puis Yves et Arthur, le père et le fils qui viennent de Tours, et enfin Adrian, un atypique Irlandais de Dublin qui tient un pub au centre de Lyon depuis 30 ans, et qui transporte sous son maillot quelques litres de bière qui ne l’empêchent pas de franchir ces cols avec une force impressionnante !



Descente vers le Grand Bornand, j’atteinds sans peine les 80km/h et puis je suis un peu coincé derrière des voitures et une grosse Harley Davidson dont les pétarades me gâchent le plaisir du vent dans les oreilles...
Enfin je remonte vers La Clusaz suivi comme mon ombre par Chadli, puis une partie du col des Aravis jusqu’à l’hôtel, typique et calme. 2060m grimpés aujourd’hui, la forme me parait très bonne, j’espère être capable demin de faire la variante dure parce que le paysage vaut les efforts supplémentaires. Je prendrai mon appareil photo.

Commentaires

  1. Bravo, Lucien. Je suis content de t'imaginer en pleine forme sur ces pentes magnifiques. Demain ce sera encore mieux et encore mieux après demain... Vas-y , fais toi plaisir, je pense à toi avec envie.
    Et je t'embrasse

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés