4ème étape: Aussois - Briançon
Hier soir un dîner pas vraiment diététique (crosets et diots de Savoie bien sûr), ce matin petit déjeuner « rustique »: pain et confiture, café. Pas de fruits, de céréales, tant pis.
L’étape commence par une longue descente, tant mieux. Surtout qu’hier la remontée vers le village d’Aussois nous a franchement achevés. 400m de dénivelé en fin d’étape, sous la chaleur de l’après-midi et avec des pourcentages très irréguliers. Nous dévalons à 5 vers St Michel de Maurienne, je reste en tête parce que je déteste ne pas voir parfaitement la route lorsque ça roule vite. Au pied du col du Télégraphe je rejoins pile les 4 moins forts du groupe qui sont partis en avance pour ne pas créer trop d’écarts à l’arrivée. Mes compagnons ont loupé la bifurcation, j’attaque donc seul le col. Les toxines se sont un peu évacuées dans la descente, je roule sur un bon rythme, et je me fixe l’objectif stupide de ne pas être rejoint avant le sommet du Télégraphe, un col qui dure quand même 13kms. Résultat je suis un peu en sur-régime, et je sens bien que le Galibier ensuite sera compliqué... Mais se faire plaisir fait aussi partie du voyage!
L’étape commence par une longue descente, tant mieux. Surtout qu’hier la remontée vers le village d’Aussois nous a franchement achevés. 400m de dénivelé en fin d’étape, sous la chaleur de l’après-midi et avec des pourcentages très irréguliers. Nous dévalons à 5 vers St Michel de Maurienne, je reste en tête parce que je déteste ne pas voir parfaitement la route lorsque ça roule vite. Au pied du col du Télégraphe je rejoins pile les 4 moins forts du groupe qui sont partis en avance pour ne pas créer trop d’écarts à l’arrivée. Mes compagnons ont loupé la bifurcation, j’attaque donc seul le col. Les toxines se sont un peu évacuées dans la descente, je roule sur un bon rythme, et je me fixe l’objectif stupide de ne pas être rejoint avant le sommet du Télégraphe, un col qui dure quand même 13kms. Résultat je suis un peu en sur-régime, et je sens bien que le Galibier ensuite sera compliqué... Mais se faire plaisir fait aussi partie du voyage!
A 2km du sommet je sens arriver derrière moi le meilleur grimpeur (et de loin!) du groupe: Clément, un des 2 professeurs de français, qui à 28 ans est un triathlète performant. Nous terminons ensemble l’ascension, moi en force, lui tout en souplesse.
Nous attendons les autres costauds et filons vers Valloire, une courte descente de 4kms pour retrouver Julien et son ravitaillement. Puis comme souvent c’est lorsque les plus lents arrivent à leur tour que nous repartons, dure réalité du sport.
Il reste 18kms à grimper, 1240m de dénivelé et des pourcentages qui me font déjà mal aux reins. Je suis Clément à la sortie de Valloire, dans des rampes à 9% où je ne me sens pas si mal. Je songe à essayer de garder sa roue jusqu’à Plan Lachat, qui marque la rupture brutale de la pente pour les 8 derniers kilomètres. Mais je ne suis définitivement pas un grimpeur, et je n’ai plus 28 ans, alors après 2 ou 3 kilomètres je le laisse filer sous peine d’exploser complètement!
Je gère ma montée, je me fais rattraper par Didier, un autre triathlète plutôt de mon âge mais qui a déjà terminé l’Ironman d’Embrun (pour ceux qui ne connaissent pas l’Ironman, ça consiste à enchaîner 3,8kms de natation, 188kms de vélo, et un marathon à pied pour terminer soit 42kms de course). Celui d’Embrun se déroule en montage pour corser l’affaire, par exemple en grimpant l’Izoard pendant le parcours vélo. Bref nous ne sommes pas dans la même catégorie... Il me tient compagnie pendant 2kms et me lâche finalement. Mon dos est terriblement raide, j’ai pourtant l’impression d’avoir encore des jambes. Au panneau 2kms avant le sommet je fais un stop, je sais que les pentes finales sont pires. Quelques assouplissements, une barre à la banane et un petit pipi. Chadi me dépasse. Je reprends la route, ça va beaucoup mieux, j’ai bien fait même si je déteste les pauses.
Arrivée au sommet en 4ème position, le 5ème suit rapidement. Nous revoilà à nouveau les mêmes. Il y a aussi un père avec sa fille 17 ans qui grimpe pour la première fois, une fille toute menue qui est montée en VTT avec une remorque pour ses affaires (!), et encore un type en vélo-pliant Brompton à roues de 16 pouces!!!
Le déjeuner est prévu au col du Lautaret, c’est à 2000m tout rond mais de là où nous sommes il faut descendre pendant 8kms, tout est affaire de perspective. Je suis désormais connu dans les descentes alors je pars devant, je fais la course avec une moto (sans aucune prise de risque je précise!). Je gagne facilement, décidément c’est incroyable comme on descend vite sur un simple vélo.
Ne reste plus qu’à dévaler 28kms vers Briançon. A la moitié je rattrape Didier le triathlète qui était parti avec quelques minutes d’avance. Nous nous relayons comme des dingues, toujours entre 45 et 50 km/h dans des faux-plats descendants. Je serais curieux de connaître ma moyenne sur le tronçon Lautaret-Briançon mais j’ai oublié de remettre en route mon GPS!!!
Nous logeons à Villar Saint Pancrace à quelques kilomètres de Briançon, le gîte a l’air nul, le gérant passe son temps à nous expliquer ce que nous n’avons pas le droit de faire, je finis par lui expliquer que son sens de l’hospitalité est excécrable.
Heureusement ce soir j’ai massage, il était temps, pour me détendre physiquement et psychologiquement.





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