8ème et dernière étape : Col de Turini - Menton

Nous prenons le petit déjeuner à 1800m au milieu des nuages, et dans 2h nous serons dans l’eau de la Méditerranée !
Cette dernière journée est une formalité, nous allons grimper 300m et passer par trois cols qui se passent plutôt dans l’autre sens si on veut faire du sport, et descendre 2000m en tout! Les lacets sinueux ressemblent à un paradis pour cyclistes (je fantasme sur les virages en balcon et les épingles à cheveux en général), comme ici dans ma descente du col de l’Orme:
Le GPS dans lequel j’avais tracé les itinéraires à l’avance continue de m’être bien utile, comme à ce carrefour. Vous auriez pris par où ?
Les 3 dernières photos traditionnelles aux sommets franchis:



Le col de l’Orme est mesuré tout rond à 1000m, ça fait propre comme le célèbre col de la Madeleine qui est à 2000m, ou celui de Saint Martin hier qui était à 1500m. Au col de Braus, je remarque une stèle à la mémoire de René Vietto, dit « le roi René », ancien porteur du maillot jaune du Tour dans les années 40, et dont les cendres, ainsi que celles de sa femme ont été dispersées ici même en 1988. Je ferai bien disperser mes cendres au sommet d’un col moi aussi. Par exemple au col de la Cayolle, c’est moins sentimental que le Mont Ventoux, mais c’est beaucoup plus paisible et ça correspond parfaitement à mon idéal de la montagne et du vélo.
Je guette l’horizon comme les vigies au mât des navires lorsqu’ils annoncaient l’arrivée des côtes. Au détour d’un grand lacet: « Mer! », dans la brume de chaleur matinale, je devine la Mediterrannée. Il reste 7km avant Menton.
J’attends tout le groupe (nous sommes en descente) pour un souvenir à l’entrée de la ville, puis à peine le temps d’enfiler un maillot, et tous à l’eau! Il est temps de faire admirer à tous ces mollusques sur la plage le sexy bronzage cycliste.

La grande traversée c’est finalement 700km environ, pour 16 000m de dénivelé, 35h sur le vélo et 22 000 calories dépensées. Sinon il y a le régime Dukan mais c’est beaucoup plus ennuyeux, et puis là on peut manger n’importe quoi, du moment que ça se digère.
Je voudrais remercier le soleil pour sa présence constante, nous avons eu à peine 2 micro-gouttes de pluie en arrivant à Briançon. Sur cette photo dans la dernière descente, un gros nuage s’est callé juste au-dessus de là où nous venions de passer!

Mon père pour sa présence constante également, dans mes pensées, dans ses commentaires sur le blog, et parce que le virus du vélo, c’est lui.
Mon fidèle vélo qui du haut de ses 11 ans et 30 000km ne m’a jamais trahi (la crevaison hier, c’était de ma faute). 
Et enfin mon nouveau cuissard, parce sans l’intuition qu’il faudrait à mon fessier un vêtement tout neuf, jamais je n’aurais tenu la semaine entière.
Quand à remettre ça, par exemple dans les Pyrénées, je vais d’abord prendre le temps de m’en remettre.

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